mercredi 11 juin 2008

A la recherche du polar de l'été...

Lecture intensive de polars en ce moment... Envie de détente, mais aussi nécessité pour le libraire en quête de "livres d'été" ! Voici les premières récoltes du Bookomaton :

Camilla LACKBERG, La princesse des glaces, Actes Sud, 2008.

Une superbe femme est retrouvée nue dans sa baignoire, les poignets tailladés. Meurtre ou suicide ? Erica Falck, amie d'enfance de la victime, mène l'enquête.

Entre "Bridget Jones" et "Desperate housewives", mâtinée de ce qu'il faut de noirceur, l'intrigue de la Princesse des glaces est assez bien menée. Elle est toutefois desservie par un style (ou une traduction ?) pataud, des personnages parfois caricaturaux et une série de clichés. Je doute très fortement que ce livre soit comparable à la série Millenium, mais il reste assez agréable à lire, pourvu que l'on ne soit pas trop exigeant.

Arnaldur INDRIDASON, L'homme du lac, Métailié, 2008.

L'homme du lac est un autre polar venu du froid, d'une bien meilleure tenue que l'ouvrage susmentionné.

Un squelette, immergé pendant des dizaines d'années dans le lac de Kleifarvatn, refait surface. Le commissaire Erlendur, homme taciturne hanté par les disparitions, et son équipe sont chargés d'éclaircir les conditions de sa mort. Cette enquête les fera remonter jusqu'à l'une des périodes les plus sombres de l'histoire du XXe siècle, la guerre froide, et les mènera sur la piste de jeunes étudiants idéalistes, tiraillés entre idéologie et réalité, empêtrés dans un odieux système de surveillance mutuelle.

Arnaldur Indridason, auteur de polars habitué aux récompenses et aux louanges, nous livre de nouveau un excellent texte, avant tout consacré au pourquoi, à l'humain et à l'Histoire.

Jô SOARES, Meurtres à l'académie, Editions des deux terres, 2008.

Panique à l'académie, les empanachés tombent comme des mouches ! Machado Machado, policier poète et séducteur invétéré, tente de démasquer l'empoisonneur fou avant que tous les immortels ne succombent.

Servi par un rythme alerte, des descriptions
foisonnantes du Rio des années 1920 et un humour parfois potache, Meurtres à l'académie se laisse déguster comme une caipirinha bien fraîche, en bord de plage.

0 commentaires: